L'expression «frais de notaire» recouvre en réalité plusieurs postes bien distincts, dont le plus important est fiscal et non pas notarial. Voici comment y voir clair pour budgétiser sereinement votre achat en Wallonie.
Ce terme englobe en réalité trois catégories de frais : les droits d'enregistrement (une taxe régionale, de loin le poste le plus important), les honoraires du notaire (réglementés par un barème légal) et divers frais annexes (recherches hypothécaires, TVA sur les honoraires, frais d'acte).
Depuis le 1er janvier 2025, la Wallonie applique un taux réduit de 3 % pour l'achat d'une habitation qui constitue la résidence principale et unique de l'acquéreur (contre 12,5 % auparavant). Ce taux réduit est soumis à conditions : absence d'autre bien immobilier, domiciliation dans les 3 ans (5 ans pour un terrain à bâtir ou une construction), et maintien de la résidence principale pendant au moins 3 ans. Pour un second bien ou un investissement locatif, le taux de 12,5 % continue généralement à s'appliquer.
Les honoraires du notaire suivent un barème dégressif fixé par la loi et ne sont donc pas négociables d'une étude à l'autre. À cela s'ajoutent la TVA (21 %) sur ces honoraires, ainsi que des frais fixes liés aux recherches administratives et à la rédaction de l'acte.
Selon votre situation (premier achat ou non, résidence principale ou secondaire), le total des frais liés à l'acquisition peut varier sensiblement. Nous recommandons systématiquement à nos clients acquéreurs de demander une simulation précise à leur notaire avant de s'engager, afin d'intégrer ce montant dans leur budget global dès le départ.